En exclusivité sur Velo2max, nous présentons une première version bêta d’un outil actuellement en développement permettant de recalculer la puissance mécanique développée par un cycliste lors d’une épreuve contre-la-montre.
Le principe repose sur les mêmes fondements physiques que ceux utilisés pour estimer la puissance nécessaire dans l’ascension d’un col. Le modèle intègre ainsi les principales forces qui s’opposent au mouvement du cycliste : la traînée aérodynamique (SCx), la résistance au roulement (Crr), la masse volumique de l’air, ainsi que la composante gravitationnelle liée au profil altimétrique du parcours.
Cependant, la modélisation d’un contre-la-montre est nettement plus complexe que celle d’une simple montée. Un parcours de CLM est en effet constitué d’une succession de sections plates, montantes et descendantes, chacune présentant des caractéristiques physiques différentes. Le calcul doit donc être capable d’estimer la puissance nécessaire segment par segment, en fonction de la pente, de la vitesse et des paramètres aérodynamiques.
À cette complexité mécanique s’ajoute une dimension physiologique essentielle : la modulation de l’effort par le cycliste en fonction du relief. L’expérience montre que les coureurs produisent généralement davantage de puissance dans les montées que sur le plat, et davantage sur le plat que dans les descentes. Cette stratégie d’allocation de puissance constitue un paramètre déterminant dans la performance globale et doit être intégrée au modèle.
Par ailleurs, les changements de pente entraînent souvent des modifications de position sur le vélo (position aérodynamique, position assise ou en danseuse), ce qui peut modifier significativement le coefficient de traînée aérodynamique (SCx). Le modèle doit donc également prendre en compte ces variations biomécaniques.
Enfin, l’analyse d’un contre-la-montre ne serait pas complète sans intégrer les phénomènes dynamiques liés aux variations de vitesse : l’énergie nécessaire pour passer de l’arrêt à la vitesse de croisière, ainsi que les pertes énergétiques associées aux phases de freinage, qui doivent être compensées par une nouvelle phase d’accélération.
Notre outil se propose de modéliser tout cela. Il y a deux versions différentes.
- La première, automatisme le découpage des segments à partir du tracé GPX du parcours et du temps de l’effort. Préférable lorsque le circuits comportes de très nombreuses variations de pentes sur de courte distance.
- La seconde est manuelle, car c’est vous qui découpez le parcours en autant de segments que nécessaire. Idéal pour un parcours à des portions longues de montées et descentes.
Nous avons déjà utilisé cet outil pour analyser la performance de Remco Evenpoël lors du championnat du Monde de CLM à Kigali. Le calculateur fonctionne aussi à l’envers et permet de prédire le temps que vous allez réaliser en fonction de votre puissance et de votre SCx si vous le connaissez.
TELECHARGEMENT
Une fois téléchargé, ouvrez simplement cela dans un navigateur internet. Il s’agit d’une page HTML qui fonctionne sans connexion à internet.
Vous pouvez aussi tester la version automatique GPX ci dessous. Celle ci est paramétré par défaut sur le CLM du TDF 2023 qui avait vu la victoire écrasante de Jonas Vingegaard sur le Tour de France.
Calculateur de Puissance CLM 2.07
MC corrélé par type de section + “Calculer” avant le détail — GPX, gabarits ré-applicables, NP, freinage ±.
1) Paramètres globaux
2) Objectif & mode
3) Sections du parcours
| # | ↕︎ | Nom | L (km) | Δh (m) | ρ (kg/m³) | Crr | SCx (m²) | %FTP | Freinage (kJ) | Actions |
|---|
3bis) Auto-découpage depuis GPX
| Type | ρ | Crr | SCx | %FTP |
|---|---|---|---|---|
| Plat | ||||
| Montée | ||||
| Descente |
4) Incertitudes (Monte Carlo)
Résultats
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